| POUR
UNE EDUCATION AU BIEN-ETRE
Apprendre à
un enfant à se sentir bien dans sa peau, l’aider
à développer des sentiments positifs
le concernant tels que la confiance, l’estime
et l’amour de soi,lui donner les moyens d’affronter
les interrogations et les inquiétudes qui vont
l’habiter ou simplement le traverser aux différentes
étapes de sa vie, tout cela et bien d’autres
supports devraient faire partie intégrante
de l’éducation donnée par les
parents et confirmée par les enseignants qui
prennent le relais d’un accompagnement qui va
durer plusieurs années.
Développer une éducation au bien être,
à la joyeuseté, au plaisir d’exister
et au respect de la vie sous toutes ses formes, ne
semble pas faire partie, pour l’instant, des
priorités auxquelles pourraient cependant adhérer
beaucoup d’adultes.
L’enfance
d’un humain ne se déroule pas comme un
long fleuve tranquille, mais comme une succession
de découvertes, d’épreuves, de
confrontations et d’ajustements permanents.
Tout enfant sent bien les différences et souvent
les contradictions qui existent entre son vécu
et les réactions de l’entourage à
ses comportements, à ses tâtonnements.
Parfois, à l’occasion d’événements
qui lui sont imposés par les adultes qui l’entourent
(déménagement, séparation, maladie
ou disparition d’un des parents) des inquiétudes
s’installent, des troubles se manifestent. Il
peut arriver que des pollutions liées à
son imaginaire se développent et que s’installe
à certains moments une sorte de chaos intra
personnel, qui n’est pas toujours perçu
par les adultes.
Nous sommes souvent
très étonnés, quand nous entendons
plus tard, des ex enfants devenus adultes faire le
récit, rapporter les incroyables violences
qui se sont déposés sur eux, parfois
très tôt dans l’enfance, et qui
ont laissé des traces durables, faisant obstacles
à leur épanouissement et à leur
bien être.
Ces violences
reçues (qui n’étaient pas toujours
reconnues comme telles par les adultes qui les ont
infligées) peuvent créer dans les strates
de leur personnalité des zones de vulnérabilité,
des ancrages de peurs, des blocages pour leur créativité.
Des blessures tels des kystes engrangés au
profond de leur mémoire corporelle, vont être
l’équivalent de bombes à retardement
qui n’attendent pour exploser qu’un élément
déclencheur. Blessures toujours à vifs,
jamais cicatrisées, qui peuvent se réveiller
à l’occasion d’incidents banals
et s’exprimer par des pulsions d’agressivité
et de destructivité sur autrui ou sur soi,
par des difficultés à oser être
heureux.
Il me semble qu’une éducation au mieux
être pourrait s’appuyer sur une règle
d’hygiène relationnelle simple : apprendre
très tôt aux enfants à restituer
symboliquement les messages toxiques qu’ils
vont recevoir des personnes significatives de leur
vie. « Ce qui me vient de toi papa, maman, ce
qui me vient de vous monsieur ou madame l’enseignant,
ce que tu déposes sur moi mon copain de classe
et qui n’est pas bon pour moi, qui blesse l’estime
que je peux avoir de ma personne, qui me dépossède
de ma confiance, qui me dévitalise énergètiquement,
je vous le restitue, je le laisse chez vous . Votre
appréciation disqualifiante, votre jugement
de valeur, votre grossièreté, vos menaces,
votre colère ou vos tentatives de culpabilisation,
vous appartiennent, je les laisse chez vous ! ».
Pour être bien avec soi, encore ne faut il pas
accepter de garder trop longtemps les messages négatifs,
violents, toxiques qui peuvent se déposer sur
moi.
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