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Carnet de voyage
Chapitre XVII : Auroville
30 avril 2007
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Avant de nous lancer à la recherche de l'orphelinat
"LA FERME DES CROCODILES", nous allons passer
la journée à Auroville. Communauté
créée en 1968, pour vivre ensemble,
autrement. l'instigatrice de ce lieu a été
" LA MERE " compagne de Sri Aurobindo. Cet
endroit se veut une ville pensée, où
les hommes et les femmes de tous les pays, peuvent
vivre en harmonie, au-dessus de toute croyance, de
toute politique, de toute nationalité. A 10
km de Pondichéry, ce lieu mérite d'être
visité. Visite du centre, ainsi que du lieu
de méditation, le Matrimandir, vue de l'extérieur,
il est en ce moment, en travaux.
C'est beau, propre, discipliné, une sérénité
enveloppe cet endroit.
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Nous allons passer la
nuit au Repos Beach, bel endroit constitué de cases
directement sur la plage du Golfe du Bengale. Quelques heures
pour nous récupérer, et prendre des forces pour
la suite et fin de notre voyage.
Demain, nous entrons à l'intérieur des terres,
près de Tiruvannamalai. Ce soir, la Pleine Lune est
majestueuse.
1er mai 2007
Après négociation
du prix, un taxi-service qui s'intitule "au bon voyage"
accepte de nous y conduire... Le chauffeur connaît l'endroit
- le taxi est un superbe Tata - et nous annonce 3h de route.
Regret de ne pas avoir pu profiter plus longuement d'Auroville
et de l'ashram de Sri Aurobindo, mais le but du voyage c'est
bien l'orphelinat, alors, en avant...
Rendez-vous a été
pris avec Paul Devasitham à Tiruvannamalai, à
la station de bus. Ensuite, nous devons rejoindre le village
de Gulalpadi. Contact chaleureux, et immédiatement
nous demandons à aller acheter les cadeaux pour ces
80 enfants.
Les fils de Paul nous
véhiculent :
Pour Punitha votre filleule : 2 robes.
Pour les enfants : 4 régimes de bananes
1 gâteau que nous faisons trancher en 80 parts
des bonbons
2 ballons de foot
2 ronds en caoutchouc pour procéder AU LANCER
des dessins à coller
1 mikado
Il nous faut 2 rickshaws
pour transporter tous ces cadeaux. Aaprès un certain
temps, nous arrivons à l'orphelinat.
La chaleur, la fatigue, tout cela conjugué, fait en
sorte que nous n'avons pas mesuré la distance. C'est
en tout cas aux heures les plus chaudes de la journée
et Paul nous dit qu'il fait plus de 40 degrés.
Joyce, l'épouse
de Paul (en fait, c'est par elle et son action que cet orphelinat
a vu le jour), nous accueille avec les enfants. Quelle fête
! Collier de Jasmin autour du cou, nous avançons entre
les filles qui jettent des pétales de fleurs à
nos pieds et les garçons qui tapent sur des tambours
et font crépiter des pétards. Des mantras de
bienvenue sont dessinés sur le sol, les enfants nous
agrippent, nous touchent, s'accrochent à nous, c'est
TOUCHANT. Le sourire de Joyce est magnifique, rempli de fierté
du travail accompli et plein d'amour.
Les enfants chantent, comptent en français, puis distribution...
Je ne vous dis pas la joie...
Paul demande
aux enfants de venir nous serrer la main et de nous
dire "thank you". Malgré le plaisir,
la discipline est de rigueur.
A la fraîche, au moment
où le soleil est un peu moins ardent, les enfants
nous emmènent à la nouvelle construction,
en-dehors du village. Quel travail d'accompli, pas encore
tout à fait terminé, mais presque. Le
projet est splendide.
Une maison pour les enfants, avec salle d'eau, cuisine,
grande pièce pour la salle de cour, à
la mesure des 80 enfants à recevoir.
Actuellement, ils sont logés serrés. Un
poulailler avec son élevage de volaille qui doit
être envié par nombre d'autochtones qui
ne sont pas aussi bien logés que les poulets.
Poulailler aux normes, superbement construit. Un puits
a été creusé, à la dynamite,
car l'eau manque. Leur culture est constituée
de bananiers, de cocotiers et de mangues. Nous flânons
tous ensemble à travers cette belle campagne.
Les rêves, les chants, les rires, les sourires,
du Bonheur à l'état pur... Daniel est
le roi. Les enfants, surtout les garçons ne le
quittent pas. C'est le magicien photo. |
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