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Carnet de voyage

Chapitre XVI : Inde Delhi - Madras - Pondicheri


Namaste, salutation hindoue

Arrivée à New Delhi à 23 h 30 le 27/04.

Nous cherchons la consigne, afin de pouvoir voyager léger à travers l'Inde. Nous sommes étourdis, une masse de monde nous entoure, nous sommes fatigués, une tension désagréable nous environne. Je réalise que cela ne va pas être facile. Après la tranquillité du Népal, nous sommes immergés dans un monde totalement différent.
Nous avons renoncé au train pour traverser l'Inde du nord au sud. Dommage, mais tout est complet, il ne reste que l'avion afin de rester dans les temps.
Le taxi qui nous charge nous propose de nous occuper immédiatement des billets d'avion et nous conduit vers un bureau de réservation, cela prend un certain temps, ou un temps certain, puis nous allons à la chasse d'un hôtel. Après bien une douzaine de refus, nous atterrissons au Blue Saphir, il est 2 h du matin et là, nous nous écroulons, bonne nuit !

28 avril 2007 à 13 h 30, départ pour l'aéroport international afin de récupérer nos bagages, puis direction l'aéroport des vols intérieurs. Départ à 16 h 30 pour atterrir à Madras - Chennai à 22 h 30, escale en cours de route.

Nous ouvrons grands nos yeux pendant le parcours en taxi : des ponts et routes grandioses en construction, des pancartes publicitaires géantes, surtout des publicités de banque, des constructions en devenir, et à côté, des tas d'immondices et des enfants, des femmes, des vaches et des chiens qui farfouillent dans tout cela pour trouver leur pitance. Horrible. Des bâches servent d'habitat. Nous sommes tellement saisis face à cette misère que nous ne pouvons ni photographier, ni filmer.


Nous avons immédiatement compris que l'ambiance est totalement différente du Népal. Ici, ce n'est que money money, l'être humain n'intéresse personne, surtout que nous faisons figure de pauvres blancs, sac à dos, tenue cool, sans bijoux, allant dans des hôtels à l'indienne. A Chennai, même processus qu'à New Dehli, consigne, taxi, hôtel. Cette fois-ci on nous refuse de manger dans la salle de restaurant réservée aux autochtones, nous devons rester dans nos chambres et nous y faire servir. Il fait très chaud... Bon, demain est un autre jour.

29 avril 2007

Objectif : PONDICHERRY que nous voulons découvrir en bus, le train étant complet.
Nous prenons un rickshow. Après avoir négocié le prix, il nous emmène à la gare routière. Après bien des péripéties, si je vous les raconte vous ne les croirez pas, vous verrez le film, nous arrivons à la station de bus. Là tout est complet jusqu'au lendemain. Seule solution, devinez : le taxi. Renégociation du prix, cela devient lassant, durée du trajet 3 h. Nous arrivons après 5 h de route. Nous sommes assoiffés et affamés, mais là, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, car nos chauffeurs, ils sont deux, veulent absolument nous emmener à une autre adresse que celle que nous leur donnons.

Après un refus catégorique d'accéder à leur désir, ils nous lâchent en plein centre de Pondichéry et là, miracle, un salon de thé très européen nous fait signe. LE BONHEUR !... Un petit coin de paradis, dans un monde de bruts.

Nous devons avoir l'air tellement contents que la patronne nous demande de signer le Livre d'Or et d'y mettre nos appréciations.

Nous réalisons qu'il est trop tard pour Auroville et l'ashram d'Aurobindo. La responsable de la pâtisserie nous conseille un hôtel, merci à cette charmante personne qui nous a permis de retrouver un semblant de confort car, attention, ne regardez pas derrière les rideaux de certaines fenêtres. Tas d'immondices, etc... même scénario que...

Une bonne douche et nous filons vers la mer, le Golfe du Bengale, mais, à la sortie de l'hôtel, nous rencontrons une religieuse de Cluny. Ces dernières font un travail remarquable en Inde, notamment elles font travailler des femmes qui brodent des merveilles. Leur carnet de commandes est plein, c'est super. Echange de bonjour... et elle nous entraîne vers l'église afin d'assister à la messe du dimanche soir.
C'est grandiose. L'église, bien grande, est pleine à craquer : des personnes agenouillées, dehors sur le parvis, des chants magnifiques, de très beaux saris, et une foi ! Cela fait un bien fou de voir cela.
Comme les castes sont toujours omniprésentes, les intouchables, étant laissés complètement à côté de l'évolution de l'Inde, ont cette possibilité de se convertir au catholicisme pour réintégrer une dignité et être considéré en tant qu'être humain.

Après la messe, le Golfe. La plage est pleine de monde, c'est la fête. Pleine lune, fête de Shiva qui se profile à l'horizon. La nuit est tombée, l'ambiance est joyeuse, mais les castes ne se mélangent pas. Une vieille femme, aveugle, mendie, elle est repoussée, c'est très dur à supporter.

Nous cherchons un restaurant local, commandons, et Daniel est servi et pas moi. Après avoir bien insisté, enfin, mon repas arrive. Peut-être que les femmes n'ont pas le droit de partager le repas des messieurs dans les restaurants hindous et indiens ? Toujours est-il que c'était très bon.

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Photos : Daniel Vuittenez.
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