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Carnet de voyage
Chapitre XIII : Shyabru
Le maitre d'école
ainsi que le médecin affilié à l'école
de Lapka, la Shyamey Wangphel Tibétan Primary School,
viennent nous visiter et nous offrir l'écharpe de bienvenue,
la khata. Rendez-vous est pris pour le lendemain -
Samedi 21/04
Réveil 5 h 30 -
tout l'hôtel est déjà en ébullition
- la douche est dans un état déplorable, sale,
etc., les toilettes sont bouchées - Les Allemands et
les Japonais partent dans leurs gros 4/4, ouf, le calme, enfin
!...
Je demande d'autres chambres,
une douche propre, des toilettes correctes, çà
y est, tout fonctionne. Nous pouvons déjeuner tranquilles
- des chapatis et des pancakes avec du miel, délicieux
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Avec Mahindra nous répartissons
les cadeaux et habits afin de pouvoir les porter plus aisément
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Daniel a, pour sa part,
un poids permanent de portage d'une douzaine de kilos, appareil
photo, camera, piles - chargeurs - et en plus ses effets personnels
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EN ROUTE POUR L'ECOLE
- les souvenirs ressurgissent, peu de choses de changées
en 5 ans -, c'est comme si j'étais partie hier
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Nous passons le
contrôle, signons le registre, donnons nos tickets
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Nous sommes dans
le 2e parc national du Népal, d'une superficie
de 1 710 Km2.
Tout en marchant, je me tourne vers le village, au nord
de la vallée de Kathmandou, dans la vallée
du Langtang, à 30 km de la capitale, très
proche de la frontière tibétaine - je
le trouve très vivant -
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Nous arrivons à
l'école, toujours le même pont qui enjambe la
rivière, accueil informel, c'est samedi, jour de repos,
pas d'école, cela va être super de vivre cette
journée avec eux.
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Les uniformes fraîchement lavés sèchent
au vent, 44 chemises bleues, jupes et pantalons, cela
fait du linge et du décor - C'est aussi le
jour de la douche et du shampooing, dehors, au robinet
d'eau froide, c'est amusant et ils s'amusent -
Rencontre avec Lapka, notre filleule. Elle a changé
en 5 ans, très, très timide, bloquée...
Après la remise de ses cadeaux, je la laisse
pour qu'elle puisse se récupérer, et
vais vers sa maman qui, après son veuvage,
a été engagée à l'école.
Une énorme chance pour elle.
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Nos regards et nos sourires
parlent d'eux-mêmes.
Nous posons nos paquets
et je demande que ce soit le maître d'école qui
fasse la distribution, un autre jour. Tout en visitant l'école
et l'infirmerie, j'apprends qu'il reste 2 enfants en attente
de parrainage, un garçon et une fille, chacun de 5
ans - mais pour les Tibétains, les enfants ont 6 ans,
car le comptage du temps commence à partir de la conception.
Dès que je vois
Dolma, la petite fille de 5 ans, coup de coeur, elle est trop
craquante, son sourire et ses yeux... Jugez vous-même
! Impossible de résister, voilà, vous avez une
nouvelle filleule -
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Après
un black tea nous allons visiter le camp tibétain
-
Une tibétaine est en train de filer et nous montre
les tabliers qu'elle tisse, ils sont de toute beauté,
je ne résiste pas - décidément
-
Dans une masure,
un moine récite des mantras pour la Tranquillité,
remerciements, don d'argent -
Des anciens se reposent
au soleil, la volaille caquète... oui, c'est
tranquille.
Puis nous partageons
le déjeuner traditionnel, le dal bath, je retrouve
avec un grand plaisir le cuisinier de l'époque
ainsi que ses chips (un délice).
Tout d'un coup,
3 enfants à côté de moi, une fillette
portant son petit frère sur son dos et son autre
petit frère - sales - déguenillés,
ce sont des tamangs de la montagne, pas très
bien vu des Tibétains - |
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Ces enfants me touchent,
ils sont là, te regardent sans rien dire, sans rien
demander, le regard du tout petit exprime toute la misère
du monde avec déjà une tel stoïcisme...
Que faire ?
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Je demande au
médecin s'il veut bien donner quelques vêtements
de ceux que nous avons apportés, il me répond
" non ", il ne peut le faire sous peine
de problèmes avec la communauté tibétaine.
Par contre, si c'est moi qui le fait, "no problem
".
Immédiatement,
nous allons choisir les vêtements ensemble,
car il connaît bien les tailles et nous voilà
à les changer - Beau souvenir, que ces sourires
et ces yeux, pleins de soleil - je glisse un crayon
et un peu d'argent à la petite-grande, et ils
repartent vers la montagne -
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Quelque temps après, une dame portant
une grande charge de bois sur son dos arrive à l'école
suivie des 3 petits - Elle est toute bouleversée, remercie
et dit, dans le bonheur, que sa fille va aller à l'école
népalaise, c'est poignant -
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C'est vrai que nos
filleuls, même si ce n'est pas le nirvana, ont
plus fière allure que les enfants népalais,
encore plus pauvres -
Les parrainages
permettent aux enfants tibétains d'avoir une
éducation, et qui dit éducation dit travail,
exemple Dolma à Kathmandou qui l'année
prochaine va enseigner, et le docteur de Shyabru, 25
ans, heureux de soigner et de parcourir les communautés
tibétaines pour apporter son aide -
- Là, nous
mesurons pleinement le problème népalais
- plus de 140 000 Tibétains se sont réfugiés
au Népal et en Inde à partir de 1950,
suite à la fuite du Dalaï-lama et d'une
famine organisée par la Chine -
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Il faut savoir qu'il y
a également 100 000 Bhoutanais à l'extrême-est
du Népal, et ceux là sont complètement
oubliés.
Suite
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